FUne scène, comme un lieu extraordinaire. Des gens surprenants, beaux et décalés. Et François Morel.

La mise en scène est de Juliette et dieu que c’est hors normes (le théâtreux mis en scène par une chanteuse) et pourtant si familier. Guinguette, palissades, terrain vague ou lieu absurde où se passe ce tour de chant à l’ancienne, avec de vrais musiciens (et musiciennes).

Il compose et il chante. Bien. Des chansons à thème. Joyeuses, parfois tristes avec cette voix très particulière. C’est un spectacle de ‘bande’ ; on sent la complicité entre eux, la joie d’être ensemble et de nous donner un moment de bonheur.  On est tout sourire du début à la fin.

Intermèdes parlés –un ‘fil rouge’ drolatique sur une chanson qui ne sera jamais chantée en totalité-  et actions futiles et anachroniques qui retiennent notre attention. François Morel nous apostrophe et apostrophe ses acolytes avec humour, gentillesse, saveur. Saveur de ‘bons mots’.
Une forme d’élégance lorsqu’il porte le costume. Avec nonchalance et grâce. Il se rase sur scène et soudain, on trouve cet acte plein de sensualité. Il danse avec des bassines aux pieds. Sans être ridicule !
Il chante ‘Cas sociaux’ ou l’on reconnait ‘le président Sarkozy’ en filagramme, il chante Dalida avec émotion et retenue, moment saisissant de félicité. Voilà.

C’est du music-hall, c’est magique. De la poésie.

Regardez-les, le soir des lions, le matin des pauvres cons.......