Falbalas et coquetteries

Et que le jersey pur et souple rampe au corps Que j'adore, et non plus de tels falbalas discords ....(Verlaine / Elégies)

18.10.09

Helmut ?!.........

J’ai rêvé d’acheter le Sumo. Juste rêvé, car dès sa sortie, j’ai su que c’était totalement hors de ma portée.

Le Sumo c’est un choix de photographies en noir & blanc de Helmut Newton qui créent un « lieu » qui rassemble ce qui consume le photographe ; une certaine vue de l’érotisme, un arrêt sur images qui fige certaines expressions inédites. Œuvre faite en partenariat avec Taschen.

newtonA l’époque ce genre de projet était totalement inédit et malgré la renommée du photographe c’était parier sur un livre pesant 36 kilos et qui serait livré avec un support adéquat !!! Un objet-livre.

Publié en 10 000 exemplaires signés et numérotés, cet ‘objet’ fut intégralement vendu peu après sa publication, sa valeur s’est rapidement multipliée et il est devenu le livre le plus cher du XXème siècle.

Dix ans après, l’éditeur Taschen, le sort en ‘édition de poche’.
De ‘poche’ c’est vite dit car il fait 6 kilos…. J !

J’aime l’univers sombre et érotique de Helmut Newton et ses portraits de personnalités sont magnifiques. On peut envisager que sont travail est légèrement daté mais cela ‘passe’ quand même. D’autant qu’il reflète un univers très « années 80 » qui semble revenir au galop en ces temps moroses.

J’ai acheté, avec plaisir, ce livre qui trône sur mon buffet ; le temps de faire fabriquer un lutrin qui permettra l’exposition dans des conditions parfaites.


Je sais que je tournerai les pages chaque jour et que ce sera le moment de découvrir un détail précis, une audace supplémentaire

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11.10.09

Christophe, le chanteur poète

20090708christopheJ’ai un album de Christophe. Un seul. Mais, on est ‘accompagné’ par la plupart de ses hits, anciens ou plus récents. Ce sont des chansons d’oreille.

Spectacle au théâtre. Strapontins compris ; plus une seule place. Quinze minutes de retard mais trois heures de spectacle époustouflantes.

Quatre musiciens et lui. Assis-debout sur un escabeau. Noir vêtu. Ca commence fort.

Un son étourdissant, sa voix cristalline qui couvre les instruments. Qui s’élève suave, puis aigue et fait vibrer les murs.

C’est très rock. Lumières violentes. On est collés aux sièges par le son, la continuité sans faille du rythme lancinant et audacieux.

Le guitariste m’intrigue et me surprend. Le spectacle est visiblement axé sur cet instrument précis. Christophe Van Huffel -de Tanger- est à la guitare et à la direction musicale. Guitare dense, très dense. Beaucoup de percussions, peu de piano en première partie.

En première partie il nous propose des morceaux de son dernier album « Aimer ce que nous sommes » et en seconde, il nous fera le plaisir de chanter ses vieux tubes avec une orchestration actuelle. Magnifique, même si parfois on peine à reconnaitre le morceau aux premiers accords.

Il a invité Diego Carrasco qui fera deux apparitions avec ses chanteuses et musiciens. Amalgame étrange entre le rock et le flamenco mais qui s’avère intéressant sur « Senorita ».


Un voyage musical dans des contrées luxuriantes. Voyage généreux.

04.10.09

Goran et moi

Goran_Bregovic_019J’avais envie depuis des 20 ans de voir Goran Bregovic. J’ai vu et cela restera un moment très fort.
Il y a 20 ans mon projet de diplôme d’architecte porta sur la réalisation d’une bibliothèque à Porto (Portugal). J’avais un diaporama de quelques minutes et tous attendaient le fado et Amalia Rodrigues. Et bien je leur ai proposé du Goran….une petite surprise comme je les aime.

Il ouvre la saison théâtrale cette année. C’est complet, ultra complet : "Goran Bregovic et l’Orchestre des Mariages et des Enterrements". Six musiciens et deux chanteuses bulgares.
Ce sont les cérémonies les plus importantes de la vie  donc il faut nécessairement de la musique ; et quelle musique !!!

C’est fort d’entrée. Ça palpite dans les rangs. Toujours cet hallucinant mélange entre un répertoire traditionnel gitan que Goran -compositeur magistral- mélange sans aucun à-priori avec des sonorités rock ou très classiques. Des tempos frénétiques qui emportent les spectateurs dans une extase de sons et de vitalité.

Il a joué essentiellement des compostions de son prochain album mais a quand même proposé le thème d’Arizona Dream qui, bien sûr, a enthousiasmé la salle.

Goran est un vrai séducteur, tout de blanc vêtu avec d’incroyables chaussures en croco jaunes et sa tignasse blanchie. Cabotin et un peu magicien.

Spectacle intense….

03.10.09

Gâtée...?

louboumacVoilà. Je crois que je suis une femme gâtée ! Pas trop hein !!! juste à ma mesure’.

Je me lève pour prendre mon petit déjeuner et soudain je vois sur la table un sac que je reconnais aussitôt. Ouvrant délicatement je trouve à l’intérieur la boîte tant convoitée il y a quelques semaines : dessins de Louboutin pour Ladurée et à laquelle j’ai du renoncer pour cause de queue interminable.

Le cadeau sensible d’un ami parisien de passage –merci Benjamin. Je n’ai même pas pu le voir, couchée trop tôt et levée trop tard.

Toujours délicieuses ces merveilles de croustillant et de douceur.
Malgré des efforts remarquables ceux que je trouve à Nîmes ne valent pas ceux de la capitale.

Je vais être obligée d’inviter souvent mes amis parisiens !! Et oui.....

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19.09.09

Le Train Bleu

galerie04Il y a des lieux improbables qui deviennent incontournables. Le "Train Bleu" gare de Lyon à Paris.
Lorsqu’on arrive ce n’est pas le moment ; il faut se rendre à un rendez-vous, une visite, ailleurs et vite….mais, lors des départs, c’est juste nécessaire.

Il y a de nombreux cafés gare de Lyon mais aucun avec ce charme suranné.
Franchir sans hésiter l’escalier majestueux et entrer par la porte à tambour. Un regard pour les plafonds, le mobilier d’époque mais surtout se diriger vers la gauche, vers la « galerie ».

Un couloir large, avec des tables pour deux, quelques salons de tailles différentes. Des fauteuils clubs à l’usure parfaite, des tables au bois vieilli. S’asseoir et se laisser accueillir par une jeune femme souriante, aimable.
Un café-macarons. Porcelaine fine, napperon. Six macarons dans une petite boîte. Déguster avec subtile langueur.
Silence, voix étouffées, quelques murmures, pas assourdis par la moquette épaisse. Lieu parfait pour attendre, lieu parfait pour lire, écrire sur un carnet Moleskine, rêvasser en regardant les autres voyageurs. Le temps semble suspendu dans cette galerie.
Cette fois ci, j’ai lu des journaux people, écrit quelques balivernes, regardé en souriant ce couple qui découvrait ce lieu invraisemblable et qui me rappelait, soudain, Homme et moi, il y a quelques années, lorsque nous-mêmes y étions venus pour la première fois.

Allez-y….prenez le 'Train Bleu'.

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08.08.09

Moisson hebdomadaire

MMMon plaisir du samedi est toujours le même ; j’aime une certaine forme de récurrence.

Café, journaux. En terrasse. « Le Monde » et « Le Figaro ».
Parfois « Libération », mais plus rarement.
Mon paquet de journaux est déjà préparé et je n’ai plus qu’à payer et m’asseoir. Au fil du temps, devenue une habituée, je n’ai même plus à commander mon café. Il est posé directement sur ma table.
Je commence toujours par ouvrir les journaux et lire les gros titres; si un article s’impose, je le lis. Je regarde les passants, les autres clients.

Je trie les magazines des ‘éditions du week-end’, je jette le programme télé -  je suis abonnée à Télérama et ne jure que par lui. Je sirote mon ‘petit noir’. Je regarde les passants….

Je feuillette ‘Le Monde 2’, puis le ‘Figaro Magazine’ et enfin ‘Le Figaro Madame’.
Je picore les articles qui m’intéressent. Je sais que pendant le week-end je lirai tout le reste mais là, en terrasse, c’est juste l’envie qui guide mon choix. Je regarde les passants…..

Voilà, c’est samedi….

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21.06.09

Je vous offre des fleurs......

brasseurJ’ai un balcon ; très étroit. Et pas la ‘main verte’.
Depuis cinq ans que j’habite en appartement je m’escrime, au printemps, à planter des plantes diverses et variées qui immanquablement ne passent pas l’été.

Mais je suis particulièrement têtue. Et fin avril j’ai acheté 4 rosiers, deux qualités. Que j’ai consciencieusement rempotés en des contenants adéquats.

Ohhhhh miracle de la nature : l’une de ces plantes vertes vient de m’offrir une fleur.
D’un rose mauve des plus charmants. C’est la variété ‘Claude Brasseur’ en violet-pourpre.

Je suis toute étourdie de bonheur.

Ma main serait’ elle devenue plus « agricole »?

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07.06.09

Elle a la 'voix'.

china2China. Encore China Moses.

J’en ai déjà parlé de nombreuses fois mais là c’est encore autre chose.
Un travail avec Raphael Lemonnier (pianiste) autour de la chanteuse Dinah Washington «  Queen of the blues ». Un album sorti chez Blue Note. Ecouté et aimé.
Mais le concert c’est juste époustouflant. Parce que China est une ‘performeuse’. Parce qu’elle et Raphaël savent se ‘répondre’ et que la voix de China est en émotion et sensualité.

Rythme et voix. Des morceaux reconnaissables et magistralement arrangés par son acolyte, des morceaux moins connus et qu’on voudrait avoir déjà écoutés.
On n’a pas vu passer les deux heures de concert.
Deux rappels. Le dernier morceau, tout en retenue est absolument magique.

Soirée à histoire. Histoire de swing…

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30.05.09

Deux oreilles et la queue...

pabloMatin gris-soleil. Je dois aller au Géant faire de courses. Le hasard fait que je n’ai pas démarré la voiture et qu’on me propose d’aller voir la corrida de 11h00, comme ça au débotté. Allez hop ; je sors de ma vieille Opel grise et je me dirige illico chez moi chercher l’objet indispensable : un éventail !!

Deuxième rang. Je ne connais pas le programme, pas eu le temps de le regarder. Un homme à cheval. Elégant, mince, presque hautain : Pablo Hermosa de Mendoza. Je reconnais que j’aime infiniment voir les spectacles équestres [alors que j’ai une peur bleue des chevaux....], mais j’étais très loin de m’attendre à voir et apprécier ce que à quoi j’ai assisté.

Il danse avec son cheval, torée en faisant corps avec lui ; une maitrise absolue du terrain sableux. Plusieurs fois se trouve presque enfermé par le toro. S’en sort. Toujours. Avec le sourire. Les yeux pleins d’une joie altière.
Bonheur de spectatrice.
Il maitrise visiblement à merveille les magnifiques étalons qu’il chevauche et qu’il change selon le moment. Il fait 'un peu de spectacle', fait faire des pas et des figures à ses chevaux. Il cabotine. Je lui pardonne. Il est parfait. Il porte l’estocade et 15 secondes après, le taureau tombe. Deux oreilles.

Les deux autres toreros se suivent. C’est pesant et ennuyeux. J’attends avec impatiente le quatrième ‘bicho’.
pablo2Le ‘maestro’ entre sur son cheval et fait merveille. Encore plus juste. Danse avec le taureau. Lui parle presque à l’oreille. Il plante l’épée et 3 secondes (pas une de plus !!) après, l’animal s’effondre. Ovation. Deux oreilles et la queue.


Je ne suis pas sûre que ce soit du toréo ; c’est vraiment autre chose.
Pas du ‘spectacle’ au sens artistique et pas du toréo puro. Pas 'entre' mais ailleurs.
J’ai aimé. Beaucoup. Cet homme m’a captivée. Autrement qu’Espla (ma référence personnelle). Mais quand même….

J’irai au Géant Casino la semaine prochaine. Sans regrets.

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26.05.09

La peau douce

la_peauJe regarde de moins en moins de films. La seule énergie qui me reste après ma journée de travail je la consacre à  regarder vaguement les séries à la télé.

Après-midi trop chaude ; les hommes sont à la corrida et nous, les filles, paressons sur le canapé. Ana, ma copine brésilienne découvre la culture française et me propose de regarder « La peau douce » de François Truffaut qu’elle vient d’acheter en DVD.

Nous voilà alanguies regardant le film. Du noir et blanc. Françoise Dorléac et Jean Desailly.

Un homme marié qui tombe amoureux d’une hôtesse de l’air. La beauté et la culture qui s’aimantent. Il quitte sa femme pour elle. Elle le quitte à son tour le trouvant vieux et légèrement assommant. Sa femme découvre des photos et décide de le tuer. C’est mince. Mais Dieu que c’est beau !
Truffaut signe un film étrangement ‘sec’. Pas de pathos, des faits.

Des moments absolus : lors de l’atterrissage, derrière un rideau de séparation, elle change de chaussures. Erotisme.
Il est dans sa chambre, souhaite l’appeler après l’avoir croisée dans l’ascenseur. Eteint la lumière. L’appelle. Ils se retrouveront le lendemain. Apaisé il éclaire toutes les pièces de sa suite.
Il la couche, lui enlève ses bas après lui avoir enlevé avec délicatesse ses souliers. Torride.
Phrase à retenir: " Je l'aime pas assez pour le défendre" .

Il y a du bon à accueillir des étrangers, ils nous font redécouvrir ‘La nouvelle vague’.

Des bas couleur ‘zibeline’….

Posté par falbalas à 07:15 - coquetteries culturelles - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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