21.06.09
Je vous offre des fleurs......
J’ai un balcon ; très étroit. Et pas la ‘main verte’.
Depuis cinq ans que j’habite en appartement je m’escrime, au printemps, à planter des plantes diverses et variées qui immanquablement ne passent pas l’été.
Mais je suis particulièrement têtue. Et fin avril j’ai acheté 4 rosiers, deux qualités. Que j’ai consciencieusement rempotés en des contenants adéquats.
Ohhhhh miracle de la nature : l’une de ces plantes vertes vient de m’offrir une fleur.
D’un rose mauve des plus charmants. C’est la variété ‘Claude Brasseur’ en violet-pourpre.
Je suis toute étourdie de bonheur.
Ma main serait’ elle devenue plus « agricole »?
07.06.09
Elle a la 'voix'.
J’en ai déjà parlé de nombreuses fois mais là c’est encore autre chose.
Un travail avec Raphael Lemonnier (pianiste) autour de la chanteuse Dinah Washington « Queen of the blues ». Un album sorti chez Blue Note. Ecouté et aimé.
Mais le concert c’est juste époustouflant. Parce que China est une ‘performeuse’. Parce qu’elle et Raphaël savent se ‘répondre’ et que la voix de China est en émotion et sensualité.
Rythme et voix. Des morceaux reconnaissables et magistralement arrangés par son acolyte, des morceaux moins connus et qu’on voudrait avoir déjà écoutés.
On n’a pas vu passer les deux heures de concert.
Deux rappels. Le dernier morceau, tout en retenue est absolument magique.
Soirée à histoire. Histoire de swing…
30.05.09
Deux oreilles et la queue...
Matin gris-soleil. Je dois aller au Géant faire de courses. Le hasard fait que je n’ai pas démarré la voiture et qu’on me propose d’aller voir la corrida de 11h00, comme ça au débotté. Allez hop ; je sors de ma vieille Opel grise et je me dirige illico chez moi chercher l’objet indispensable : un éventail !!
Deuxième rang. Je ne connais pas le programme, pas eu le temps de le regarder. Un homme à cheval. Elégant, mince, presque hautain : Pablo Hermosa de Mendoza. Je reconnais que j’aime infiniment voir les spectacles équestres [alors que j’ai une peur bleue des chevaux....], mais j’étais très loin de m’attendre à voir et apprécier ce que à quoi j’ai assisté.
Il danse avec son cheval, torée en faisant corps avec lui ; une maitrise absolue du terrain sableux. Plusieurs fois se trouve presque enfermé par le toro. S’en sort. Toujours. Avec le sourire. Les yeux pleins d’une joie altière.
Bonheur de spectatrice.
Il maitrise visiblement à merveille les magnifiques étalons qu’il chevauche et qu’il change selon le moment. Il fait 'un peu de spectacle', fait faire des pas et des figures à ses chevaux. Il cabotine. Je lui pardonne. Il est parfait. Il porte l’estocade et 15 secondes après, le taureau tombe. Deux oreilles.
Les deux autres toreros se suivent. C’est pesant et ennuyeux. J’attends avec impatiente le quatrième ‘bicho’.
Le ‘maestro’ entre sur son cheval et fait merveille. Encore plus juste. Danse avec le taureau. Lui parle presque à l’oreille. Il plante l’épée et 3 secondes (pas une de plus !!) après, l’animal s’effondre. Ovation. Deux oreilles et la queue.
Je ne suis pas sûre que ce soit du toréo ; c’est vraiment autre chose.
Pas du ‘spectacle’ au sens artistique et pas du toréo puro. Pas 'entre' mais ailleurs.
J’ai aimé. Beaucoup. Cet homme m’a captivée. Autrement qu’Espla (ma référence personnelle). Mais quand même….
J’irai au Géant Casino la semaine prochaine. Sans regrets.
26.05.09
La peau douce
Je regarde de moins en moins de films. La seule énergie qui me reste après ma journée de travail je la consacre à regarder vaguement les séries à la télé.
Après-midi trop chaude ; les hommes sont à la corrida et nous, les filles, paressons sur le canapé. Ana, ma copine brésilienne découvre la culture française et me propose de regarder « La peau douce » de François Truffaut qu’elle vient d’acheter en DVD.
Nous voilà alanguies regardant le film. Du noir et blanc. Françoise Dorléac et Jean Desailly.
Un homme marié qui tombe amoureux d’une hôtesse de l’air. La beauté et la culture qui s’aimantent. Il quitte sa femme pour elle. Elle le quitte à son tour le trouvant vieux et légèrement assommant. Sa femme découvre des photos et décide de le tuer. C’est mince. Mais Dieu que c’est beau !
Truffaut signe un film étrangement ‘sec’. Pas de pathos, des faits.
Des moments absolus : lors de l’atterrissage, derrière un rideau de séparation, elle change de chaussures. Erotisme.
Il est dans sa chambre, souhaite l’appeler après l’avoir croisée dans l’ascenseur. Eteint la lumière. L’appelle. Ils se retrouveront le lendemain. Apaisé il éclaire toutes les pièces de sa suite.
Il la couche, lui enlève ses bas après lui avoir enlevé avec délicatesse ses souliers. Torride.
Phrase à retenir: " Je l'aime pas assez pour le défendre" .
Il y a du bon à accueillir des étrangers, ils nous font redécouvrir ‘La nouvelle vague’.
Des bas couleur ‘zibeline’….
24.05.09
Une étoile....blessée.
D’abord la photo sur la pochette. Attraction. Achat au ‘pied levé’ sur une simple impulsion. Melody Gardot.
Et vrai coup de cœur. Une voix rare, légère parfois, effleurante ; ou grave et timbrée.
Une vie déjà différente : accident grave, vélo contre 4x4. Elle en restera marquée à vie ; d’où la cane (équilibre) et les lunettes (hypersensibilité). Musicothérapie conseillée. Elle gratouille sa guitare et affirme sa voix. Un ami passe un de ses morceaux sur internet, succès absolu. Elle s’entoure différemment, écrit et compose des morceaux. Un premier album-succès confidentiel. Celui que j’écoute à l’infini est le deuxième : My One and Only Thrill.
Ce n’est pas vraiment du jazz, mais c’est du bonheur…
01.04.09
Pendant(s)
Un début de printemps ; envie de mettre de longues boucles d’oreille à nouveau.
Ne plus porter de cols roulés mais des décolletés.
Ne plus sentir le tissu sur son cou mais le titillement du métal sur la peau.
Boucles en argent à branches libres. Une d’elles est en argent teint en rouge.
La surprise de la couleur lors d’un mouvement.
Surprise. Regard.
06.03.09
"C'est la crise!!....."
Les mauvaises nouvelles suivent les mauvaises nouvelles et j’ai parfois besoin de quelque chose de profondément joyeux pour dépasser ‘ces impressions’.
Actuellement, j’écoute en boucle, l’album de Lily Allen.
Je trouve cette chanteuse impertinente et très jolie. Un 'caractère' -cf. les nombreux articles sur la toile.
Rythme enjoué, mélodies charmeuses, cordes ‘entrainantes’.
J’aime particulièrement ‘Not Fair’, ‘Fuck you’ ainsi que ‘Chinese’.
J’écoute et la 'crise' s’oublie le temps d’une chanson....
01.03.09
Le don en partage
Une première approche en show-case à la Fnac ; trois morceaux particulièrement enlevés et joyeux au piano et ‘caisse’. Beaucoup d’applaudissements. Deux jeunes frères : Harold et Ruy Adrian Lopez Nussa.
Harold a obtenu, en 2005, le prestigieux prix ‘Montreux’ et joue du piano, Ruy Adrian est percussionniste. Soirée au Théâtre ‘Ligier’.
Je suis, encore une fois, surprise par leur jeunesse et leur manque de star-attitude ; ils semblent heureux d’être là, de jouer, tout simplement. Trio avec Felipe Cabrera à la contrebasse.
Le rythme, des moments d’une grande beauté. Je suis portée par le ‘jeu’ sans effort apparent de Harold et celui éblouissant de présence, de son frère.
Ce qui me subjugue c’est avant tout leur complicité absolue ; d’un simple regard, d’un coin de l’œil ils se ‘parlent’ à travers la scène.
Ils ont commencé la musique à 8 ans et semblent y trouver un indéfectible plaisir qu’ils nous font partager. Quelques mots en espagnol pour nous remercier chaleureusement ; l’impression que nous les avons surpris en venant nombreux.
Deux frères simplement…..
07.02.09
Mujeres
Un samedi soir, spectacle de flamenco clôturant la semaine dédiée à cet art au théâtre de Nîmes.
Salle pleine à craquer ; j’ai eu des strapontins malgré mon abonnement.
"Mujeres": Trois femmes, trois générations, trois manières d’appréhender cette danse. Un spectacle époustouflant d’énergie concentrée, diversifié dans l’approche du flamenco. Chacune présente un solo entrecoupé de morceaux en duo. Le chant et l’accompagnement musical est ‘live’ et particulièrement excellent.
Merche Esmeralda est la plus classique, celle qui nous montre une danse issue du ‘puro’ et qui y reste malgré quelques fulgurances exotiques dans le maniement du châle. Une autre particularité elle est grande, bien plus que ses collègues. C’est elle aussi, qui a eu l’idée de ce spectacle, et qui en a fait une première version avec d’autres danseuses il y a quelques années.
Belén Maya est une danseuse magnifique, superbe lorsqu’elle dresse ou courbe son corps au son des ‘palmas’ et de la voix d’une chanteuse-ogresse.
Mais il y a Rocio Molina. J’ai eu l’occasion de la découvrir l’année dernière et j’ai été époustouflée. Et là encore je le suis.
Elle est plutôt petite, un corps totalement dessiné par les heures d’entrainement. La souplesse, la force, la grâce. Incandescente et porteuse d’un charme hors du commun. Elle mêle au flamenco des postures, des mouvements issus de la danse contemporaine. Un duo avec Belen où je reconnais du Pina Bausch. Tout en finesse et créativité. Magique.
Son solo est faramineux : robe noire avec des fils argent qui coulent telle une rivière en son dos. Danse extatique. Revigorant de générosité.
Donnez et vous recevrez. Elles ont reçu une ovation sans précédent.
11.01.09
Samedi 'soldé'
Premier samedi de soldes. On devait aller à Montpellier de toute façon. Alors, profiter largement du soleil splendide d’hiver et se promener un peu dans cette ville. Baguenauder. Avec ‘petite fille’ qui découvre ce que est le shopping – bientôt 8 ans. Et Homme qui suit, sans grand enthousiasme….
Repas rapide et peu inspirant dans un petit restaurant. Gentillesse du personnel. Un temps en famille.
Première halte : Agnès B., rien de très intéressant ; les rayons sont presque vides et ce qui reste n’a rien de la bonne affaire.
Gérard Darel vers 14h15: boutique comble ; pousser des coudes pour essayer de repérer quelque chose qui pourrait me plaire. Un manteau en lapin tricoté : 1320 € moins 30%...bof !
En vitrine un sac en cuir doré ’24 heures’. Prix 270 € barré 189 (encore 30%). J’interpelle la vendeuse qui me dit que malheureusement les '24 heures' ne sont jamais soldés et que c’est une erreur.
Erreur ou pas, c’est en vitrine et je sais lire ; je demande « la responsable » (dans ces cas précis toujours interpeller le Bon Dieu...). Devant les mots ‘loi’, ‘écrit’, elle me fait une ‘fleur!’ et accepte de ‘solder’ la fameuse ‘erreur’. A moi, bien sûr.
Une ‘bonne affaire’ finalement, car je ne l’aurai jamais acheté au prix fort dans cette teinte excentrique. Et je l’ai déjà en bleu-vert. Je crois qu' au printemps je le porterai sans problème avec une tenue décontractée. Surtout pas le soir –ce serait ‘too much’!!
Arrêt chez Weill. A part le manteau de Mademoiselle Agnès et le fameux sac-noeud je suis sceptique sur le reste de la collection qui reste quand même très mémère. Je passe.
Arrêt chez ‘Mata-Hari’ boutique multimarques (j’y ai pris parfois du Plein Sud et du Victor & Rolf….) . Il ne reste que des rogatons auxquels la vendeuse essaye de trouver des qualités. Passons.
Arrêt chez ‘Patricia Orssaud’ une autre boutique multimarques. J’y ai acheté mes premiers Sonia Rykiel à une époque où encore étudiante j’économisais vaillamment pour acheter un sac ou un tee-shirt. J’ai été une ‘grande malade’ Rykiel : les velours, les sacs, les accessoires. Patricia -que je connais depuis plus de vingt ans- a toujours l’œil pour proposer ce qui ‘vous va bien’. Elle n’essaye pas de vous refiler le vêtement qui ne vous convient pas ; elle propose et vous laisse disposer.
Une propriétaire de boutique et conseillère exceptionnelle. Elle m’a fait découvrir Alberta Ferretti, Dries Van Noten, Kenzo. Toujours l’élégance sans tape à l’œil.
J’ai essayé deux petites robes Rykiel, une autre Missoni. Sans plus. Un magnique sac Hogan soldé à 50% mais vu que je venais d’acheter le doré j’ai abdiqué – temporairement ?!
Dans un coin du magasin, une seule et unique paire de petits escarpins noirs Tod’s à 50% que j’ai essayé sans trop y croire, vu que je fais un 38 et qu’ils sont en 37,5. Bingo. Ils sont ‘la perfection’.
Demain est un autre jour…..de soldes!
