la_peauJe regarde de moins en moins de films. La seule énergie qui me reste après ma journée de travail je la consacre à  regarder vaguement les séries à la télé.

Après-midi trop chaude ; les hommes sont à la corrida et nous, les filles, paressons sur le canapé. Ana, ma copine brésilienne découvre la culture française et me propose de regarder « La peau douce » de François Truffaut qu’elle vient d’acheter en DVD.

Nous voilà alanguies regardant le film. Du noir et blanc. Françoise Dorléac et Jean Desailly.

Un homme marié qui tombe amoureux d’une hôtesse de l’air. La beauté et la culture qui s’aimantent. Il quitte sa femme pour elle. Elle le quitte à son tour le trouvant vieux et légèrement assommant. Sa femme découvre des photos et décide de le tuer. C’est mince. Mais Dieu que c’est beau !
Truffaut signe un film étrangement ‘sec’. Pas de pathos, des faits.

Des moments absolus : lors de l’atterrissage, derrière un rideau de séparation, elle change de chaussures. Erotisme.
Il est dans sa chambre, souhaite l’appeler après l’avoir croisée dans l’ascenseur. Eteint la lumière. L’appelle. Ils se retrouveront le lendemain. Apaisé il éclaire toutes les pièces de sa suite.
Il la couche, lui enlève ses bas après lui avoir enlevé avec délicatesse ses souliers. Torride.
Phrase à retenir: " Je l'aime pas assez pour le défendre" .

Il y a du bon à accueillir des étrangers, ils nous font redécouvrir ‘La nouvelle vague’.

Des bas couleur ‘zibeline’….