30.08.08
Un dîner presque parfait?!
Je ne suis jamais à la maison à 18h00. En vacances pendant quelques jours, j’ai découvert la seule émission de téléréalité que je suis prête à cautionner - bon d’accord, il y en a une autre : ‘L’amour est dans le pré’. Sur M6 ‘Un diner presque parfait’.
Globalement c’est d’une simplicité à couper le souffle. Cinq personnes qui ne se connaissent pas vont chacune leur tour s'inviter à dîner chez elles, les cinq soirs d'une même semaine.
Les convives notent l’ambiance, le repas proposé et la mise en table. Le vendredi celui qui aura eu la note la plus élevée gagne 1.000 €. C’est une pt’ain de bonne idée!
Parce qu’ils choisissent des individus qui ne vont pas forcement ensemble, qui sont de milieux et d’âges différents qui, la plupart du temps s’entrechoquent pour le bonheur du téléspectateur.
C’est drôle, souvent loufoque, parfois attendrissant ou exaspérant…
En fait, ce qui est plaisant c’est de découvrir une personne, ce qu’elle pense être un ‘très bon repas’ et l’idée qu’elle se fait de la manière idéale de recevoir des hôtes. Cela va du ‘vieux célibataire’ qui prépare son repas dans 3m² et pour qui cuisiner veut dire ‘plat du terroir’ au ‘jeune célibataire’ qui s’expérimente avec plus ou moins de bonheur à la cuisine moléculaire.
Cela va de la femme séduisante (légèrement cruche…si, si ils vont jusque là J !) qui propose un repas raffiné et ses séduisants appâts physiques à la retraitée mince et pleine de peps qui prépare un repas très ‘en sauces’ et un peu ‘hors mode’.
Je ne regarde pas pour les recettes (elles sont données sur le site de l’émission et me semblent totalement accessoires dans le concept) mais pour la confrontation.
Ce qu’on y découvre c’est de la ‘tranche humaine’.
26.08.08
Blondasse....
Je ne suis pas attachée à ma chevelure comme le sont certaines femmes, d’une manière presque fétichiste. Pour moi c’est une ‘matière’ comme une autre. Qu’on peut couper, colorer, froisser.
Je passe du très court au long et du long au court sans aucun d’état d’âme. Je n’ai pas l’œil humide quand mon coiffeur taille dans la masse faisant d’un ‘long’ une ‘petite tête’ à la Jean Seberg. Bien au contraire ; c’est toujours un véritable plaisir de me (re)découvrir.
J’ai pourtant un précieux attachement, celui à ‘mon’ coiffeur.
Mon plaisir est de piocher une idée ici ou là, d’en discuter vaguement avec mon coiffeur et de lui laisser le champ libre. Ce qui par ailleurs en déstabilise certains. Je n’ai jamais été déçue. Jamais.
Pendant plus de dix ans j’ai été coiffée par Richard (Mod’s Hair – Montpellier). M’a fait des chignons dingues. J’ai le souvenir d’un vernissage auquel j’ai assisté avec un tailleur Mugler et un chignon très haut, lisse, avec des mèches tirées de l’ensemble et entrelacées (inspiration d’un défilé Lacroix) . Le souvenir du chignon de mon premier mariage, un truc un peu dingue avec des perles posées ça et là. Je changeais beaucoup de couleur aussi. Du noir jais (qui ne me favorise pas – on dirait Blanche Neige…) au blond platine en passant par toutes les nuances du roux. Il m’a trahie. Est parti à Sète. Désespoir.
Lors de mon déménagement à Nîmes j’ai fait une demi-douzaine d’enseignes avant de tomber sur la perle rare. Laurent (Jean-Louis David Diffusion). M’a coiffé pour mon autre mariage. Un carré au menton, un serre-tête. Finalement très hepburnien. D’une gentillesse à toute épreuve. Respecte mes silences.
Est un ‘coupeur’ de génie. Il travaille ses coupes longuement, peut me faire des chignons raffinés, des dégradés merveilleux, des carrés sèchement nets. Il sait que je lui suivrai là où il veut aller à chaque coupe, chaque rendez-vous. Il comprend mes envies et sait les sublimer.
Cela faisait dix ans que je n’avais pas touché ma couleur de base. Je suis brune.
Envie de changement. Envie de blond. Donc un blond en plusieurs étapes. Des mèches. Toutes les cinq semaines environ. J’en suis à la troisième.
Je suis presque blondasse….j’ai dit presque J !
18.08.08
Rencontres d’Arles – Promenade I
Journée à Arles. Non on ne dit pas ‘en Arles’ sauf à être parisien et snob, ce qui n’est pas mon cas. En tout cas pour la première assertion.
Les ‘Rencontres d’Arles’. Uniquement pour passionnés de photo. Prendre le ‘Pass- été’ et marcher. Courageusement !
Avant, toutes les expositions étaient ‘ramassées’ sur le centre-ville ; ce n’est plus le cas. Donc prévoir des chaussures sachant avaler des kilomètres car le plus intéressant se trouve au ‘Parc des Ateliers’. Ancien site des ateliers EDF laissé dans son jus pour l’instant et qui deviendra un lieu multiculturel d’ici quelques années. Un projet architectural est en cours qui sera le moteur de l’extension de la ville vers cette zone désaffectée.
Passer vite sur l’expo du Musée Réattu. Vraie déception. Le mélange haute couture, photos, peinture ne m’a pas convaincu. Mais j’ai approché pour la première fois des vêtements haute couture [Christian Lacroix] et pu m’apercevoir que le travail, minutieux, est tout à fait extraordinaire. On est, quand même, loin de la photo...
Prendre son temps à l’Eglise des Frères-Prêcheurs, exposition de très grands formats d’une série de Peter Lindbergh faite pour Vogue. Beauduc, lieu sauvage sis à quelques kilomètres d’Arles, mannequins exceptionnels de beauté. Magnifique et généreux.
Aller au ‘Parc des Ateliers’ et prendre le temps de fouiner : du très bon, du n’importe quoi.
On y trouve quelques pépites : Guido Mocafico, un travail sur l’illusion époustouflant, Françoise Huguier avec les appartements communautaires à St-Petersburg [tirant le meilleur parti des lieux] , Grégoire Alexandre avec des mises en scènes superbes, Jean-Christian Bourcart et ses photos de mariage rocambolesques.
Improbable de faire la totalité des expositions en une seule journée.
J’y retournerai, forcément...