sr

Haut Sonia Rykiel en crêpe noir, légèrement évasé ; ampleur reprise sur l’épaule par un lien en coton rouge.
Jupe Cacharel en tissu rayé. Les rayures sont de tailles et de couleurs différentes. Effet de découpe sur le coté.

En général je n’aime pas trop le tissu à rayures, mais les couleurs de celles-ci m’ont vraiment séduite : bleu, rouge, jaune, gris.

Tenue décontractée pour soirée cinéma.





srgS’en aller doucement aux ‘Jardins de la Fontaine’. S’asseoir dans la chaleur étouffante malgré l’heure tardive 9.30PM et attendre le réalisateur qui ouvre cet événement : Claude Chabrol. Délicatesse, humour. Gérard Dépardieu parrain de l’événement est là, à quelques mètres de moi. Je suis bluffée par sa ‘présence’ et sa voix.
Regarder du ‘cinéma en plein air’ est toujours plaisant et le carré attribué à cette manifestation est complet ; la gratuité est une bonne idée. Je tiens à préciser que ‘Un réalisateur dans la ville’ est né de l’idée de Sophie Rigon (personnage hautement bigarré) qui possède une maison d’hôtes sise à Nîmes-centre et surtout quelques amis connus (très… !). Elle a activé son réseau pour faire vivre cette idée et c’est intéressant en ces jours où plus personne n’a d’énergie pour faire vivre ses ‘rêves’. ‘Le Beau Serge’ est le premier film de la série. Noir  et blanc, 1958. Un homme (Paul - Jean-Claude Brialy) revient dans son village natal après dix ans d’absence pour se reposer suite à des ennuis de santé. Il est face à ses ‘vieux’ amis, face à son passé et à ce qu’il est devenu. Il prépare son agrégation et est confronté à ce qu’il ‘serait’ s’il n’était pas parti : alcoolisme, pauvreté absolue des sentiments (vous êtes…des animaux !) et des choses. Le village  lui-même semble en décomposition. Il s’oppose à son ami Serge (Gérard Blain – une gueule actuelle, un  ‘jeu’ radical), à sa vie misérable et ‘veut faire quelque chose’ ; il n’en adviendra que du ‘mal’, il récolte leur aigreur et leur animosité. Atmosphère pesante parfaitement rendue. Des instants plus légers avec la toute jeune Bernadette Lafont qui joue la ‘garce’ avec ses moues encore adolescentes. Il n’y a qu’elle pour oser la 'blouse' et les charentaises et séduire un homme….lol !
L’originalité du fond (noirceur et réalisme) en parfaite adéquation avec une forme, qui à l’époque, a du étonner.

Précédant d’un an ‘A Bout de Souffle’ certains considèrent ce film comme le vrai premier de la ‘Nouvelle Vague’.