xx1Haut Zara, matière synthétique 'mat', marron foncé.
Une seule bretelle qui part sur l'épaule droite s'enroule autour du cou et dont la lanière peut redescendre le long du dos, ou se porter devant.
Le bas de la bretelle en tissu est lestée de clous en métal noircis.
Jupe en toile beige; mules beige en vernis.
Aucun bijou.









fraicheEn français l’adjectif ‘marron’ dérivé au 18ème du nom du fruit désignant la grosse châtaigne est devenu depuis quelques décennies d’un usage plus fréquent que ‘brun’ dans la langue parlée. Il n’en recouvre cependant pas toute la palette et semble donc moins neutre. Il y a en effet dans marron non seulement l’évocation d’un ‘brun rougeâtre’ analogue à celui des fruits du même nom, mais aussi l’idée d’un ‘brun chaud et humide’ qui n’est pas sans rappeler les excréments. D’ou cette connotation souvent péjorative dont se charge ce mot lorsqu’il désigne une nuance de couleur.

Marron représente en quelque sorte les nuances désagréables ou vulgaires du brun, du moins chez les adultes cultivés car les enfants ignorent souvent le terme brun (le temps n’est plus très loin ou celui-ci n’appartiendra plus qu’à la langue savante) et se plaisent à employer un mot qui associe un fruit rond donc ludique et une couleur plus ou moins scatologique. Dans la langue écrite, surtout si elle est recherchée, il est de bon ton d’éviter l’adjectif marron et de désigner les nuances du brun chaud ou du brun rouge par des termes lexicalement plus choisis, sinon chromatiquement plus précis : acajou, auburn, chocolat, mordoré.

Le terme ‘brun’ couvre les teintes moyennes à foncé de « l’orange » et constitue l'un des onze champs chromatiques. Il se situe entre le roux et le noir, couleur du cuir naturel, de la noisette. Symboliquement le marron (ou brun) est très souvent associée à la terre-mère, donc au ‘foyer’ et par extension à ‘soi’, mais dans sa facette ‘maturation’. C’est la couleur stabilisante par excellence évoquant le bois et la terre, la sécurité.


Nous avons été façonnés de glaise…