vertDébardeur Petit Bateau, noir en coton.
Simplicité de la matière, forme intemporelle.
Jupe ‘en forme’ de ‘Chine’ , une marque trouvée dans un petit magasin créateurs à Marseille.
Absolument parfaite : le tissu une soie mélangée, la couleur vert militaire, teinte très sourde que j’aime mélanger au rose parfois…
Bracelet ‘La Molla’ de Tiziana et boucles d’oreilles, en argent, très épurées d’un bijoutier sévillan. Cheveux attachés.









raetzL’exposition qui m’a le plus marquée depuis deux ans est sans conteste celle qui concerne l’œuvre de Markus Raetz qui fut donnée à Carré d’Art à Nîmes. C’est un artiste suisse qui travaille sur les thèmes du reflet, de l’illusion, de la transformation.
Il prépare l’œuvre, il la prémédite, la calcule pour que, nous, les spectateurs, nous puissions saisir le soudain, le subit, le fulgurant.
Certaines de ses pièces sont des morceaux de nature. L'été, dans le Midi, il ramasse des branches de bruyère. Elles sont fines comme un trait. Il lui en faut quatre pour tracer la silhouette d'un corps de femme. Il amasse aussi les feuilles d'eucalyptus. Epinglées au mur, elles forment des visages, réduits à leur plus simple expression. Pour les voir, il ne faut être ni trop près ni trop loin. Il faut chercher, tâtonner, prendre le temps de se placer, de regarder, jusqu'à l'évidence.
Sa recherche n’est jamais décorative, ses lignes construisent le nécessaire de l’œuvre, des signes, des préludes et il fait de la « vue » le mode de connaissance essentiel du monde.
Markus construit des leurres, des énigmes, des mirages comme des poèmes...

Il advient un presque rien...